Suisse – Mexique – même combat ?

le 21 novembre la télévision indépendante française ‘LE MEDIA’, dans son programme ‘Etat d’Urgence’, interviewait deux déléguées du CNI : Maribel Cervantes, de Popoluca et Marcela Méndez, du Yucatán, au sujet de la lutte des peuples indigènes au Mexique et de l’importance du ‘Voyage pour la Vie’.
Déjà, nous ne pouvons que vous conseiller de prendre le temps de regarder cette extrait d’émission (la présentation et les questions sont formulées en français et les interventions en espagnol sont très bien sous-titrées).
Mais son partage sur nos réseaux francophones et suisses a suscité chez un camarade une réflexion sur un lien avec une actualité relativement récent de notre petit pays qu’il serait dommage de ne pas vous donner à lire …

l’émission sur la page du média
https://www.lemediatv.fr/emissions/2021/zapatistes-du-mexique-un-combat-radical-contre-le-capitalisme-mMaMlgU2RMm1_hcO_-jmoA
éventuellement sur youtube
https://www.youtube.com/watch?v=XrjJSUHYlL0

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En quoi la lutte des zapatistes nous concerne touxtes habitant.e.s de la Suisse
et comment chacun.e.s d’entre-nous peut y apporter sa contribution.


En visionnant le programme Etat d’Urgence, quelques minutes d’interview suffisent pour réaliser que les racines des fléaux contre lesquels iels luttent n’ont pas de frontières. Les compas mentionnent clairement deux causes qui ont récemment fait l’actualité du monde politique suisse. Les multinationales et l’empoisonnement de leurs terres par l’agrochimie. Deux thèmes de votation récents torpillés par les puissants lobby capitalistes qui gouvernent la majorité des pantins siégeant à Berne. La plupart des multinationales qui exploitent sans scrupule la planète entière et manipulent les populations ont leur siège ou des intérêts économiques en Suisse. Ces sociétés se plaisent du côté de Zoug mais d’autres Cantons font preuves d’une grande générosité et tolérance à leurs égards. Appelons ça la neutralité ! Les compas, elles, citent Danone mais elles auraient pu nommer toutes les autres aux pratiques similaires. Toutes c’est relatif. En fait, elles ne sont pas si nombreuses à se partager le magot. Il faut juste prendre le temps de visiter leurs sites internet pour découvrir l’ampleur de leur emprise respective sur le commerce mondial.
Et que peut-on faire en tant que citoyen suisse dont le vote échoue à chaque fois contre le mur de l’égoïsme conservateur ? Se rebeller comme les compas et tous les mouvements de résistances similaires. Chacune et chacun à son niveau. En commençant par exemple par éviter de financer l’ennemi. De nouvelles réalités économiques alternatives voient le jour. Elles sont une forme de lutte essentielle mais pour cela elles ont besoin de nous toutes et tous. Etre consommatrices et consommateurs responsables nécessite certes de faire quelques sacrifices mais ils restent dérisoires en comparaison au prix que payent celles et ceux qui s’opposent à ces fléaux sur une (bien trop) grande partie de la planète !